Le Maroc acteur clé de l'Examen Périodique Universel à l'ONU
Le Royaume du Maroc continue de tracer la voie en matière de diplomatie multilatérale et de droits humains. L'ambassadeur Omar Zénir a mis en lumière, ce vendredi à Rabat, l'expertise et l'engagement historique du Maroc dans le renforcement du mécanisme de l'Examen Périodique Universel (EPU) des Nations Unies.
Une expertise diplomatique reconnue
S'exprimant lors de l'ouverture d'un atelier international sur l'avenir de l'EPU, le représentant permanent du Maroc à Genève a rappelé les efforts constants du Royaume. Le Maroc a joué un rôle de facilitateur dans la création de ce mécanisme entre 2006 et 2007, avant de s'impliquer activement en tant que co-facilitateur en 2022. Cette implication continue témoigne de la vision prospective du Royaume en matière de promotion des droits de l'homme sur la scène internationale.
L'assistance financière et technique fournie par le Maroc découle de sa conviction de l'importance de cette voie positive pour consacrer et promouvoir les droits de l'homme.
Innovation et gouvernance des droits humains
Zénir a également souligné l'importance d'une gouvernance participative et efficace. Les États soumis à l'EPU ont la responsabilité d'impliquer les parlements, les médiateurs et les instances de lutte contre la corruption dans l'élaboration des rapports. La création d'un mécanisme national de suivi est d'ailleurs l'une des principales recommandations portées par la diplomatie marocaine.
Sur le plan de l'innovation, l'ambassadeur a attiré l'attention sur l'impact des nouvelles technologies. Il a souligné l'urgence de faire de l'intelligence artificielle un véritable moteur pour les droits de l'homme. Si l'IA est un vecteur de développement durable, elle soulève aussi des défis majeurs concernant la vie privée, l'emploi et la lutte contre les discours de haine.
Un consensus international autour de l'EPU
Du côté des Nations Unies, Juliette de Rivero, cheffe de la division de l'EPU, a salué ce mécanisme comme une plateforme unique de coopération et d'échange d'expertise. Elle a noté que les amendements successifs ont renforcé l'efficacité de l'EPU, dans le plein respect de ses principes fondamentaux.
Pour sa part, Mona Bikay, directrice exécutive de l'ONG UPR Info, a partagé les résultats d'un questionnaire mené en collaboration avec la Délégation ministérielle chargée des droits de l'homme du Maroc. Les acteurs interrogés considèrent l'EPU comme un mécanisme collaboratif qui apporte des changements concrets au niveau national. L'enjeu principal reste la traduction des recommandations en actions durables et mesurables.
Cet atelier de réflexion, qui se tient sur deux jours à Rabat, réunit des experts de 28 pays. Il est organisé conjointement par la Délégation ministérielle chargée des droits de l'homme du Maroc, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et UPR Info. Cette rencontre illustre parfaitement le rayonnement diplomatique du Royaume et sa capacité à rassembler la communauté internationale autour des enjeux fondamentaux des droits humains.