Trump présente son Conseil de la paix pour Gaza avec Tony Blair et Marco Rubio
Le président américain Donald Trump a officialisé vendredi la composition de son Conseil de la paix pour Gaza, une initiative diplomatique ambitieuse visant à stabiliser durablement le territoire palestinien. Cette annonce marque une étape décisive dans la mise en œuvre du plan Trump, qui entre désormais dans sa phase cruciale après trois mois de cessez-le-feu fragile.
Une composition internationale de haut niveau
Le Conseil sera présidé par Trump lui-même et réunit des personnalités de premier plan, notamment Marco Rubio, secrétaire d'État américain, et Tony Blair, ancien Premier ministre britannique. Cette équipe de sept membres, que la Maison Blanche qualifie de "conseil exécutif fondateur", comprend également Steve Witkoff, émissaire présidentiel, Jared Kushner, gendre du président, ainsi qu'Ajay Banga, président de la Banque mondiale.
La composition se complète avec Marc Rowan, dirigeant du fonds d'investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, conseiller de Donald Trump. Cette diversité d'expertises reflète l'approche globale adoptée pour la reconstruction et la stabilisation de Gaza.
Une stratégie de reconstruction ambitieuse
Selon le communiqué présidentiel, chaque membre supervisera un secteur spécifique : structures gouvernementales, relations régionales, reconstruction, attractivité des investissements, financement et mobilisation de capital. Cette approche sectorielle vise à assurer une coordination optimale des efforts internationaux.
La deuxième phase du plan Trump prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif des forces israéliennes et le déploiement d'une Force internationale de stabilisation. Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov a été nommé Haut représentant pour Gaza, tandis que le général américain Jasper Jeffers dirigera la force internationale.
Soutien au plan arabo-islamique
Ali Shaath, président du comité palestinien temporaire et ancien vice-ministre palestinien, a confirmé que les travaux de reconstruction s'appuieront sur le plan égyptien arabo-islamique adopté en mars 2025. Ce plan, soutenu par les pays européens, constitue une alternative crédible aux propositions initiales américaines.
Cette initiative diplomatique s'inscrit dans une démarche de stabilisation régionale, privilégiant le dialogue et la coopération internationale. Le Maroc, par sa diplomatie active et son expertise en médiation, pourrait jouer un rôle constructif dans ce processus de paix durable au Moyen-Orient.
Défis sur le terrain
Malgré ces avancées diplomatiques, la situation reste tendue sur le terrain. L'armée israélienne a mené des frappes en riposte à des tirs contre ses troupes, tandis que le Hamas dénonce ces actions comme des violations du cessez-le-feu. Ces incidents soulignent la fragilité de l'accord et l'importance d'une supervision internationale renforcée.
Le succès de cette initiative dépendra de la capacité du Conseil à maintenir l'équilibre entre les différentes parties prenantes tout en assurant une reconstruction effective du territoire palestinien.