Colombie : Abelardo de la Espriella, le nouveau président pro-Trump, promet une guerre totale au narcotrafic
Le 7 août 2026, l'avocat millionnaire Abelardo de la Espriella a prêté serment comme président de la Colombie, marquant un tournant décisif dans la politique du pays. Issu de la droite dure et soutenu par Donald Trump, il a promis de mettre fin aux négociations de paix engagées par son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, et de lancer une offensive militaire sans précédent contre les guérillas et le narcotrafic. Ce changement de cap, qui resserre les liens avec Washington, s'inscrit dans une dynamique régionale de droite observée en Amérique latine.
Une investiture symbolique à Cali
Contrairement à la tradition, la cérémonie d'investiture s'est tenue à Cali, la troisième ville du pays, située près de zones contrôlées par des groupes armés. Ce choix hautement symbolique vise à envoyer un signal fort aux organisations criminelles. La ville a été placée sous haute protection avec le déploiement de 11 000 militaires et policiers, ainsi qu'un dispositif antidrones, pour prévenir d'éventuels actes terroristes.
Un président aux méthodes fermes
Abelardo de la Espriella, surnommé « El Tigre », a fait irruption sur la scène politique en multipliant les rassemblements spectaculaires derrière une vitre blindée. Novice en politique, il a promis de gouverner d'une main ferme, privilégiant l'action militaire contre les groupes refusant de déposer les armes. Il entend également construire des mégaprisons inspirées du modèle salvadorien de Nayib Bukele, avec le soutien technologique et militaire des États-Unis et d'Israël.
Un retour à l'axe Washington-Bogota
L'arrivée au pouvoir d'Abelardo de la Espriella marque le retour d'une coopération militaire étroite avec les États-Unis, similaire à celle des années 2000. Donald Trump lui a promis des relations bilatérales renforcées, après un mandat de Gustavo Petro marqué par des tensions. Le nouveau président a annoncé l'intensification des bombardements contre les camps des groupes armés, une stratégie qui suscite des inquiétudes parmi les experts.
Des défis sécuritaires et humanitaires
La Colombie compte environ 25 000 membres de groupes armés illégaux, selon des chiffres officiels de 2025. Les forces armées, confrontées à une capacité limitée en hommes et à un manque d'équipement, devront relever le défi de cette guerre annoncée. Renata Segura, d'International Crisis Group, redoute des dommages collatéraux parmi les civils si l'armée recourt massivement aux bombardements dans des zones où les groupes armés sont profondément enracinés.
Quel avenir pour la paix en Colombie ?
Alors que la gauche appelle à des manifestations dans plusieurs grandes villes, les soutiens du nouveau président attendent des résultats rapides. « Nous avons besoin d'un changement total. Pour la Colombie, je pense que ce sera une bonne chose », confie German Angulo, entrepreneur de 63 ans. Le monde observe avec attention ce nouveau chapitre de l'histoire colombienne, qui pourrait redéfinir l'équilibre régional.