Fès : une enquête demandée après le refus d'accès de deux fillettes à un centre de vacances
Le bureau régional de la Ligue marocaine pour la défense des droits de l'homme à Fès a demandé l'ouverture d'une enquête administrative après le refus d'accès de deux fillettes à un centre de vacances relevant de l'institution d'œuvres sociales de COS'ONE. L'incident, documenté par un huissier de justice le 25 juillet 2026, soulève des questions sur la transparence des règles régissant l'accès aux services sociaux.
Quels sont les faits rapportés par la Ligue des droits de l'homme ?
Selon un communiqué du bureau régional, les deux fillettes se sont vu refuser l'accès au centre sur instructions de la direction de l'institution. Un procès-verbal de constatation a été établi par un huissier de justice pour documenter officiellement l'incident. La Ligue estime que cette affaire dépasse le cadre d'un simple différend sur l'accès à un espace de vacances et interroge les principes d'égalité, de transparence et de non-discrimination dans la gestion des services sociaux.
Pourquoi la Ligue demande-t-elle une enquête administrative ?
L'organisation des droits de l'homme considère que toute décision de refuser à un enfant l'accès à un service social ou de loisir, lorsque les conditions d'accès sont remplies, doit reposer sur des dispositions claires et annoncées. Les personnes concernées doivent également être informées des raisons de la décision et de sa base légale. La Ligue insiste sur la nécessité de respecter les principes de légalité, de proportionnalité et d'égalité, tout en prenant en compte l'intérêt supérieur de l'enfant.
Quelles sont les demandes formulées par la Ligue ?
Le bureau régional a appelé la direction générale de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable à ouvrir une enquête administrative sérieuse pour établir la vérité sur ce qui s'est passé, identifier la partie ayant pris la décision de refus et consulter les dispositions réglementaires qui régissent l'accès au centre. La Ligue demande également que la famille concernée soit informée des raisons et justifications ayant conduit à cette décision, et appelle à l'ouverture d'un dialogue institutionnel pour traiter le dossier dans le calme et le respect des droits de toutes les parties.
Quelle est la position de la Ligue dans cette affaire ?
La Ligue marocaine pour la défense des droits de l'homme précise qu'elle ne cherche pas à porter des jugements préalables ou à accuser qui que ce soit. Son intervention s'inscrit dans le cadre de son rôle de suivi des faits susceptibles de soulever des questions relatives aux droits de l'homme. L'organisation affirme qu'elle continuera à suivre le dossier et à accompagner la famille concernée jusqu'à ce que toutes les données relatives à l'incident soient clarifiées, soulignant que le recours à la loi et aux institutions reste le moyen de résoudre ce type d'affaires.
Cet incident met en lumière les défis de la gestion des services sociaux au sein des institutions publiques, notamment en ce qui concerne la clarté des règles d'accès et la capacité de l'administration à garantir un traitement égal et transparent à tous les bénéficiaires, en particulier lorsqu'il s'agit d'enfants.