Frappe russe sur Kiev : neuf civils tués, l’Ukraine réclame des Patriot
Une nouvelle attaque nocturne de missiles balistiques russes sur Kiev a fait neuf morts et 28 blessés, selon un bilan annoncé samedi 1er août par le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko. Alors que le président américain Donald Trump hésite à autoriser l’Ukraine à produire des systèmes Patriot, la défense antimissile reste une priorité absolue pour Kiev face à l’intensification des frappes russes.
Les détails de l’attaque sur Kiev
L’attaque, survenue dans la nuit de vendredi à samedi, a touché cinq arrondissements de la capitale ukrainienne. Dans le quartier de Solomiansky, deux personnes ont été tuées et un immeuble résidentiel de cinq étages a été partiellement détruit et a pris feu. Dans l’arrondissement de Darnytsky, sept victimes ont été dénombrées, avec un incendie signalé dans un bâtiment administratif, selon les services de secours ukrainiens sur Telegram.
Un journaliste de l’AFP a rapporté plusieurs séries d’explosions qui ont déclenché les alarmes des véhicules stationnés dans les rues. Kateryna Kravchenko, 75 ans, une habitante de Kiev, a confié : « Dès que l’alarme s’est déclenchée, j’ai juste eu le temps de sortir dans le couloir, jusqu’à l’entrée, et ça a commencé à trembler. Même le linoléum s’est soulevé. » Une autre résidente, Oksana, a décrit des « explosions vraiment terrifiantes » suivies de verre tombant « comme la pluie ».
La position russe et les frappes précédentes
De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé que les frappes « de haute précision » sur Kiev et sa région visaient « des entreprises du complexe militaro-industriel et des centres logistiques en Ukraine ». La nuit précédente, huit personnes avaient été tuées, dont six membres d’une même famille près de Kryvyï Rig. Deux autres personnes sont mortes dans des bombardements à Kiev et à Poltava. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que, selon des informations préliminaires, le missile balistique ayant anéanti ce foyer était de fabrication nord-coréenne.
Le besoin urgent de systèmes Patriot
Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a écrit samedi sur X : « L’Ukraine a un besoin urgent de systèmes supplémentaires de défense antiaérienne et antimissile, ainsi que d’intercepteurs. La rapidité des décisions et des livraisons est cruciale. »
Le président américain Donald Trump, qui avait exprimé début juillet sa volonté d’autoriser l’Ukraine à produire des systèmes Patriot, a nuancé cette perspective vendredi. Lors d’un conseil des ministres ouvert à la presse, il a déclaré : « Ces armes sont incroyables. Nous devons faire très attention avant de laisser quelqu’un les produire. Nous n’avons pas donné notre accord. Nous en discutons. » Il avait également confié au Financial Times n’être « pas sûr » d’accorder son feu vert à Kiev pour la production de ces intercepteurs, les seuls capables d’abattre les missiles balistiques russes.
Les implications géopolitiques
La pénurie de systèmes Patriot s’est aggravée depuis la guerre lancée par les États-Unis avec Israël contre l’Iran fin février. Jeudi, Varsovie avait accusé Moscou d’être à l’origine du tir d’un missile qui s’est écrasé en Pologne sans faire de blessés, lors de frappes massives sur l’Ukraine. L’Otan a promis de « prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre (son) territoire », dont fait partie la Pologne.
De son côté, l’Ukraine multiplie les frappes contre des villes russes éloignées de la frontière, une campagne visant selon Kiev les infrastructures, en particulier pétrolières.
FAQ : Questions fréquentes sur l’attaque de Kiev
Combien de personnes ont été tuées dans l’attaque russe sur Kiev ?
Neuf personnes ont été tuées et 28 autres blessées, selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko.
Quels systèmes de défense l’Ukraine réclame-t-elle ?
L’Ukraine demande des systèmes Patriot et des intercepteurs pour contrer les missiles balistiques russes, mais Donald Trump hésite à autoriser leur production.
Quelle est la position de la Russie sur ces frappes ?
Le ministère russe de la Défense affirme que les frappes visaient des entreprises du complexe militaro-industriel et des centres logistiques ukrainiens.
Photo : www.le360.ma