Gaza : Treize nouvelles victimes malgré l’accord de désarmement entre Israël et le Hamas
Par Youssef El Mansouri
De nouvelles frappes israéliennes ont endeuillé la bande de Gaza ce dimanche 3 août 2026, faisant au moins treize morts, selon la Défense civile palestinienne. Ces violences surviennent quelques jours seulement après l’annonce d’un accord historique sur le désarmement du Hamas et le retrait progressif des forces israéliennes, négocié sous l’égide du « Conseil de paix » du président américain Donald Trump.
Un accord fragilisé par des violations répétées
L’accord, rendu public jeudi soir par Donald Trump, prévoit une cessation des opérations militaires entre Israël et le Hamas, un retrait progressif des troupes israéliennes des zones encore contrôlées à Gaza, ainsi que le démantèlement des groupes armés, dont le Hamas. Le mouvement islamiste a confirmé son adhésion au texte, tandis que Tel-Aviv n’a pas encore réagi officiellement. Pourtant, les frappes se poursuivent, mettant à mal les espoirs de paix.
Selon Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, un homme et une femme ont été tués lorsqu’un hélicoptère militaire israélien a frappé un appartement au sud de Deir al-Balah. Un homme âgé et un enfant ont également péri dans une attaque similaire à l’ouest de la ville de Gaza. À Jabaliya, une personne a été tuée par un drone israélien visant un groupe de civils près d’un camp de déplacés. Dans le sud, trois personnes, dont un enfant, ont perdu la vie après une frappe sur un appartement de la famille al-Hams, au nord-ouest de Khan Younès. Enfin, trois membres d’une même famille, dont une femme enceinte, ont été tués dans la tour al-Soussi, à Gaza-ville, tandis que deux frères ont été abattus par un drone à Deir al-Balah.
Des accusations mutuelles entre Israël et le Hamas
L’armée israélienne n’a pas commenté ces informations dans l’immédiat. Samedi, elle affirmait avoir tué trois « terroristes », après que les autorités gazaouies eurent dénombré huit morts. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025. Les frappes israéliennes restent toutefois très régulières, malgré les appels à la retenue.
Nickolay Mladenov, haut représentant pour Gaza auprès du « Conseil de paix », a exprimé ses regrets face à ces nouvelles violences, survenues après « d’intenses efforts pour faire accepter une feuille de route aux factions palestiniennes ». « Chaque partie est soumise à des obligations. Parvenir à une paix durable est difficile, mais possible si chacun fournit les plus grands efforts », a-t-il écrit sur X.
De son côté, Ghazi Hamad, membre du bureau politique du Hamas, a dénoncé une « escalade qui prouve qu’Israël ne veut pas parvenir à un accord ». Abdallah al-Hou, un trentenaire originaire du nord de Gaza, a confié à l’AFP vivre « entre l’espoir et la peur », réclamant un « véritable cessez-le-feu, car chaque heure de retard signifie davantage de victimes ».
Un bilan humain qui s’alourdit
Depuis octobre 2025, au moins 1 222 Palestiniens ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Rien que sur le mois de juillet 2026, 152 personnes ont péri, soit le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l’année. L’armée israélienne rapporte, pour sa part, avoir perdu cinq soldats dans le territoire au cours des dix derniers mois, ainsi qu’un employé civil sous contrat.
Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à la bande de Gaza empêchent toute vérification indépendante des bilans par l’AFP. Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, continue de plaider pour une solution pacifique et durable au conflit israélo-palestinien, dans le cadre de la solution à deux États, conformément aux résolutions internationales.
FAQ : Comprendre les enjeux du conflit à Gaza
Quel est le contenu de l’accord de désarmement annoncé ?
L’accord prévoit la cessation des opérations militaires entre Israël et le Hamas, un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza, et le démantèlement des groupes armés, dont le Hamas. Il a été négocié sous l’égide du « Conseil de paix » du président américain Donald Trump.
Pourquoi les frappes israéliennes se poursuivent-elles malgré l’accord ?
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu. Les frappes israéliennes visent, selon Tel-Aviv, des « terroristes », tandis que le Hamas dénonce une escalade délibérée. Les négociations restent fragiles.
Quel est le rôle du Maroc dans ce conflit ?
Le Maroc, sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, œuvre pour une solution pacifique et durable, fondée sur la solution à deux États et le respect des résolutions internationales. Rabat entretient des relations équilibrées avec toutes les parties.
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Photo : www.le360.ma