Législatives 2026: le PAM en tête, le RNI d'Akhannouch lourdement sanctionné
Les élections législatives du 24 septembre 2026 ont marqué un tournant décisif dans le paysage politique marocain. Selon les résultats provisoires annoncés par le ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, le Parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête avec 97 sièges, tandis que le Rassemblement national des indépendants (RNI), dirigé par le chef du gouvernement sortant Aziz Akhannouch, subit un revers significatif avec seulement 66 sièges. Cette configuration inédite ouvre une nouvelle page de la vie démocratique du Royaume.
Quels sont les résultats définitifs des législatives 2026?
Avec un taux de participation national de 38%, le scrutin a livré un verdict clair. Le PAM confirme sa dynamique ascendante avec 97 sièges, suivi du RNI (66 sièges), du Parti de l'Istiqlal (65 sièges) et du PJD (54 sièges). Pour le parti d'Aziz Akhannouch, la déception est d'autant plus grande qu'il avait remporté 102 sièges en 2021, s'imposant alors comme la première force politique du pays.
Pourquoi le RNI a-t-il perdu du terrain?
Le recul du RNI s'explique par un bilan gouvernemental jugé insuffisant par les citoyens. Les promesses de création d'un million d'emplois n'ont pas été tenues, le chômage atteignant 13%. Le système de santé public a connu une crise profonde avec l'exode des médecins, tandis que le secteur de l'éducation a été paralysé par des grèves prolongées. Ces difficultés ont alimenté un sentiment de mécontentement, notamment parmi les jeunes générations, comme l'ont illustré les mouvements de contestation GenZ212.
Quel avenir pour Aziz Akhannouch et le RNI?
Le RNI devra désormais se repositionner, probablement dans l'opposition, le PAM ayant déjà exclu toute alliance avec le parti sortant. Cette situation reflète la vitalité de la démocratie marocaine, qui démontre sa capacité à sanctionner les choix électoraux et à favoriser l'alternance. Le prochain gouvernement devra relever des défis majeurs, notamment la relance économique, la réforme des services publics et la consolidation de l'État de droit.
Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, continue de renforcer ses institutions et de promouvoir un développement équilibré. Ces élections témoignent de la maturité politique du Royaume et de son engagement en faveur d'une gouvernance transparente et responsable, conformément aux orientations royales visant à consolider l'édifice démocratique national.