Rabat au cœur de la bataille électorale : les grands partis déploient leurs poids lourds
À quelques mois des élections législatives de 2026, la capitale marocaine s’impose comme un enjeu stratégique majeur. Les principales formations politiques, qu’elles soient dans la majorité ou l’opposition, investissent leurs figures les plus emblématiques dans les circonscriptions de Rabat-Océan et Rabat-Chellah. Cette mobilisation témoigne de l’importance symbolique et politique que revêt Rabat dans la recomposition du paysage parlementaire, dans un climat démocratique serein et compétitif.
Des ministres en première ligne à Rabat-Océan
Dans la circonscription de Rabat-Océan, le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) mise sur Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Membre de la direction collégiale du parti, il capitalise sur son ancrage local dans le secteur de Yacoub El Mansour et sur son bilan gouvernemental pour conserver l’assise du PAM. De son côté, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) cherche à rebondir après le recul de 2021, où l’ancien chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani avait perdu son siège. Pour mener sa liste, le parti a investi Mustapha El Khalfi, ancien ministre et ex-porte-parole du gouvernement, une figure reconnue pour sa rigueur et son expérience.
Un plateau de personnalités de premier plan
La compétition s’intensifie avec l’engagement d’autres cadres nationaux. L’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) a choisi l’ancien ministre Abdelkrim Benatiq, tandis que le Parti de l’Istiqlal renouvelle sa confiance au député sortant Abdelilah Drissi El Bouzidi. Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a retenu Taha El Joumani, après des arbitrages internes qui ont vu le nom du député sortant Saâd Benmbarek circuler parmi les favoris. Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) mise sur Rachid El Sassi, un ancien cadre du RNI, pour reconquérir une circonscription où son secrétaire général Nabil Benabdallah avait perdu son siège en 2021.
D’autres formations affinent encore leurs choix. Le Mouvement Populaire (MP) n’a pas arrêté sa décision finale, bien que la candidature du député Nabil Dokhali reste envisagée. La Fédération de la Gauche Démocratique (FGD) n’a pas désigné de remplaçant après le retrait de Farouk El Mahdaoui, et l’Union Constitutionnelle (UC) poursuit ses consultations sans avoir rendu publique la tête de sa liste.
Rabat-Chellah : une joute très disputée
Dans la circonscription de Rabat-Chellah, la situation s’annonce tout aussi disputée. Les partis préparent le terrain pour aligner des candidats de poids, promettant l’une des compétitions les plus suivies du pays. La majorité entend y maintenir ses positions et renforcer sa représentation parlementaire, tandis que l’opposition s’efforce d’y retrouver une présence significative. Cette mobilisation confirme le rôle central de Rabat dans la cartographie des futures échéances électorales, sous le signe d’une démocratie apaisée et dynamique.
Quels enjeux pour la stabilité politique du Maroc ?
L’alignement de dirigeants nationaux et de personnalités gouvernementales, passées ou présentes, illustre l’importance stratégique de la capitale. Les états-majors politiques cherchent à valoriser la notoriété de leurs cadres pour sécuriser un maximum de sièges, dans un contexte de renforcement du pluralisme et de la représentativité. La phase officielle de dépôt des candidatures s’annonce mouvementée, portée par la finalisation des investitures et d’éventuels ajustements avant le lancement de la campagne. Ces élections s’inscrivent dans la continuité des réformes initiées sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, visant à consolider l’État de droit et les institutions démocratiques.
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