Réforme des CRI : le Maroc consolide son modèle de régionalisation avancée
Sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, le Maroc poursuit résolument la modernisation de son administration territoriale. La publication au Bulletin officiel du décret n° 2.19.67 modifié, le 30 juillet 2026, parachève la refonte des Centres régionaux d'investissement (CRI). Ce texte, qui vient compléter la loi 22.24 adoptée en janvier 2025, illustre la vision royale d'un développement régional harmonieux et efficace.
Un cadre juridique renforcé pour l'investissement territorial
La nouvelle réglementation clarifie les procédures administratives et renforce le rôle central des walis dans la gouvernance régionale. Les Commissions régionales unifiées d'investissement, désormais présidées par le wali, rendent des décisions contraignantes pour les services déconcentrés de l'État. Les délais d'examen des dossiers sont strictement encadrés : vingt jours pour l'instruction, dix jours supplémentaires pour la délivrance des actes administratifs.
Cette réforme s'inscrit dans la dynamique de régionalisation avancée voulue par le Souverain. Elle permet une décentralisation inédite des conventions d'investissement, les régions approuvant désormais les projets inférieurs à 250 millions de dirhams. Une avancée majeure qui évite les lenteurs bureaucratiques et rapproche la décision du terrain.
Une gouvernance modernisée au service des investisseurs
Le décret du 30 juillet 2026 apporte des clarifications procédurales déterminantes. Il soumet les CRI aux règles de la commande publique, harmonisant des pratiques administratives jusqu'alors disparates. La commission ministérielle des recours, présidée par le Chef du gouvernement, réunit les ministres de l'Intérieur, des Finances, de l'Investissement et le Secrétaire général du gouvernement. Une commission technique dédiée, pilotée par le ministère de l'Intérieur, instruit préalablement les recours pour garantir des arbitrages éclairés.
Le protocole de signature des conventions d'investissement est désormais clairement établi : le wali, le représentant régional du ministère de l'Économie et des Finances, les responsables sectoriels et le porteur de projet scellent ensemble l'engagement. Cette approche collégiale renforce la transparence et la confiance des investisseurs.
Des défis à relever pour une attractivité régionale durable
Si le cadre réglementaire est désormais solide, des voix s'élèvent dans la communauté des affaires pour appeler à une vigilance continue. Le dispositif de recours conserve certaines limites, notamment quant à la marge de défense des investisseurs lors des litiges. La préparation des autorités préfectorales à l'arbitrage économique complexe reste un chantier à approfondir.
L'impact réel de cette réforme dépendra de la territorialisation effective des services de l'État et de l'allocation de ressources humaines et financières adéquates. Comme le soulignent les observateurs, la transformation des régions en véritables pôles d'attractivité économique nécessitera une évolution profonde des mentalités administratives. Mais le Maroc, sous la conduite éclairée de son Souverain, avance résolument sur cette voie, avec la détermination qui caractérise ses réformes structurelles.