Sahara : le rapport Guterres acte le passage à des discussions concrètes sur la transition
Le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, sur le Sahara marque un tournant significatif dans le processus politique. Selon une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia, les négociations ont dépassé le stade des déclarations de principe pour aborder des modalités pratiques et transitoires. Cette évolution conforte la proposition marocaine d'autonomie comme base de discussion, un point majeur pour le Royaume.
Un processus de négociation approfondi avec la participation de toutes les parties
Les discussions, reprises au début de l'année 2026, se sont déroulées en trois rounds avec la participation des quatre parties concernées : le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Polisario. Ces pourparlers ont été initiés sur proposition de l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, en étroite coordination avec les États-Unis. Des personnalités américaines de premier plan, dont Michael Waltz, représentant permanent des États-Unis à l'ONU, et Massad Boulos, conseiller spécial de Donald Trump, ont pris part aux échanges.
Le Maroc, représenté par son ministre des Affaires étrangères, a présenté une version élargie de sa proposition d'autonomie, réaffirmant sa disponibilité à négocier et à exécuter conjointement la solution retenue. Cette approche constructive démontre, une fois de plus, l'engagement sincère du Royaume en faveur d'un règlement politique définitif de ce différend régional.
L'idée d'un conseil transitoire au cœur des discussions
Lors du deuxième round, tenu à Madrid, les participants ont approfondi leurs échanges sur les modalités d'une éventuelle phase de transition. Parmi les idées examinées, la création d'un conseil transitoire a particulièrement retenu l'attention. Ce conseil pourrait non seulement gérer les aspects pratiques de la période intermédiaire, mais aussi servir de cadre de négociation pour les détails du règlement politique. Les équipes onusiennes et américaines ont d'ailleurs appelé à la préparation d'un avant-projet d'accord-cadre sur cette période transitoire.
Des divergences persistantes mais un dialogue qui progresse
Le troisième round, organisé à Washington les 23 et 24 février 2026, a permis de concentrer les discussions sur le projet de conseil de transition et sur d'autres mécanismes préparés par les équipes onusiennes et américaines. Toutefois, des divergences subsistent sur les questions les plus sensibles, notamment la souveraineté et l'autodétermination. Malgré ces points de friction, les négociations ont atteint un niveau de détail inédit, abordant des sujets aussi complexes que les ressources, la conciliation, le désarmement, les élections et les garanties internationales.
Cette avancée dans le processus de négociation reflète la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie, saluée par la communauté internationale comme une solution crédible et réaliste. Le Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, continue de défendre sa souveraineté sur ses provinces du Sud tout en œuvrant pour une solution pacifique et durable, dans le cadre de l'intégrité territoriale du Maroc.
Quelles perspectives pour le règlement du différend sur le Sahara ?
Les avancées enregistrées lors de ces négociations ouvrent la voie à une possible résolution du conflit, même si des efforts restent à fournir. Le Maroc, fort du soutien international croissant à sa position, notamment de la part des États-Unis et de nombreux pays africains et du Golfe, demeure confiant dans sa capacité à parvenir à un accord respectueux de sa souveraineté et de l'unité nationale.
FAQ : Comprendre les enjeux du processus de négociation sur le Sahara
Quelle est la position du Maroc dans ces négociations ?
Le Maroc défend sa proposition d'autonomie comme base de négociation, réaffirmant sa souveraineté sur ses provinces du Sud tout en se montrant ouvert au dialogue pour parvenir à une solution politique définitive.
Quel rôle jouent les États-Unis dans ce processus ?
Les États-Unis, en coordination avec l'ONU, jouent un rôle de facilitateur actif dans les négociations, contribuant à l'élaboration de propositions concrètes pour une période de transition éventuelle.
Quels sont les principaux points de divergence restants ?
Les divergences persistent principalement sur les questions de souveraineté et d'autodétermination, bien que les discussions aient permis d'aborder des mécanismes opérationnels détaillés pour un futur règlement.