Le Groupe Cosumar a engagé la campagne agricole 2026/2027 avec un programme de 63.000 hectares de plantes sucrières, répartis entre betterave et canne à sucre, sur les cinq périmètres historiques du Royaume. Le lancement, rapporté par www.le360.ma, intervient dans un contexte hydrique nettement plus favorable que l'an dernier, les barrages alimentant les périmètres sucriers affichant un taux de remplissage de 67%, contre 32% à la même date en 2025.
Au-delà des chiffres, c'est toute une filière stratégique qui se mobilise. La betterave à sucre occupe 60.000 hectares, répartis entre Doukkala (18.500 ha), Tadla (15.500 ha), Gharb (15.000 ha), Loukkos (6.000 ha) et Moulouya (5.000 ha). À cela s'ajoutent 3.000 hectares de nouvelles plantations de canne à sucre dans le Gharb (2.000 ha) et le Loukkos (1.000 ha). Les plantations de canne ont démarré le 20 août 2026 et les semis de betterave le 15 septembre 2026.
Une dynamique territoriale et économique de 3 milliards de dirhams
Ces superficies devraient générer plus de 3 milliards de dirhams de retombées économiques pour les régions concernées. Un impact qui va bien au-delà de la seule production sucrière : création de valeur, hausse des revenus des agriculteurs partenaires, dynamisme du monde rural. C'est l'illustration concrète de la stratégie agricole nationale portée par le Royaume, qui place la souveraineté alimentaire au cœur de ses priorités.
La filière sucrière est en effet un pilier de la sécurité alimentaire du Maroc. Cosumar produit du sucre à partir des plantes sucrières nationales et assure le raffinage du sucre brut importé. Les sucreries produisent également de l'aliment de bétail et de la mélasse, principal intrant pour la levure boulangère. Un maillage industriel complet qui irrigue l'économie rurale de plusieurs provinces.
Comment Cosumar accompagne-t-il ses agriculteurs partenaires ?
Le modèle d'agrégation du groupe repose sur la contractualisation avec les agriculteurs et un accompagnement sur tout le cycle de culture, de l'approvisionnement en intrants jusqu'à la livraison de la récolte aux usines. Pour cette campagne, Cosumar a sécurisé semences, engrais et produits phytosanitaires et en assure le préfinancement à hauteur d'environ 800 millions de dirhams.
Sur le terrain, plus de 120 conseillers agricoles encadrent les exploitants sur le semis, l'irrigation, le désherbage et le traitement phytosanitaire. Le dispositif s'appuie sur des outils technologiques modernes : drones pour traiter mauvaises herbes, maladies et ravageurs, plateforme numérique ATTAISSIR, irrigation intelligente et fertilisation raisonnée. La mécanisation, généralisée du semis à la récolte, bénéficie cette année d'un investissement de 120 millions de dirhams pour le renouvellement du parc de machines.
270 millions de dirhams pour moderniser l'outil industriel
Le programme des superficies s'accompagne de 270 millions de dirhams d'investissements consacrés à la modernisation technologique et à la mise à niveau des capacités industrielles, afin de garantir la réception des récoltes dans de bonnes conditions. Un effort qui prolonge la dynamique d'innovation du groupe, déjà saluée lors du SIAM 2026 au service de la souveraineté sucrière du Royaume.
Une campagne 2025/2026 marquée par les inondations
Rappelons que la campagne précédente avait été éprouvée par les inondations dans les périmètres du Gharb et du Loukkos. Cosumar a néanmoins réalisé une production nationale de 240.000 tonnes de sucre blanc issu des plantes locales, avec des rendements moyens de 55 tonnes par hectare pour la betterave et de 72 tonnes par hectare pour la canne.
L'État a également joué son rôle. Les agriculteurs partenaires ont bénéficié d'un appui financier de 70 dirhams par tonne de canne et de 80 dirhams par tonne de betterave, tandis que les engrais distribués étaient subventionnés. Les sinistrés du Gharb et du Loukkos ont obtenu l'annulation de leurs dettes au titre de la campagne écoulée. Ces mesures, financées conjointement par Cosumar et l'État, représentent un montant total de 425 millions de dirhams.
Cet équilibre entre l'initiative privée et l'accompagnement public illustre la capacité du Maroc à sécuriser ses filières stratégiques, dans la lignée des politiques volontaristes voulues par le Roi Mohammed VI pour renforcer l'autosuffisance alimentaire du pays. Une logique de souveraineté que l'on retrouve également dans d'autres secteurs clés, comme la
