Le Maroc participe à la 37e session du Conseil des ministres arabes de l'Environnement au Caire
Le Conseil des ministres arabes chargés de l'Environnement a tenu sa 37e session jeudi au siège de la Ligue des États arabes au Caire, avec la participation du Maroc. Le Royaume était représenté par une délégation conduite par l'ambassadeur du Maroc en Égypte et représentant permanent auprès de la Ligue arabe, Mohamed Aït Ouali.
Cette réunion ministérielle a été consacrée à l'action environnementale arabe, avec un accent particulier sur le changement climatique, la biodiversité, la lutte contre la désertification et la gestion durable des ressources naturelles. La participation marocaine s'inscrit dans la continuité de l'engagement du Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en faveur de la protection de l'environnement et du développement durable, tant au niveau national qu'international.
Quels étaient les principaux axes de l'ordre du jour ?
L'ordre du jour comportait deux axes principaux. Le premier portait sur le suivi des conventions et réunions internationales consacrées à l'environnement, notamment les conclusions de la 24e réunion de l'équipe arabe chargée de la biodiversité et de la lutte contre la désertification, les engagements de la Conférence des Parties à la Convention sur la lutte contre la désertification, ainsi que les solutions fondées sur la nature et l'interconnexion entre les politiques de l'eau, de l'agriculture et de l'environnement.
Le second axe a concerné plusieurs questions environnementales, dont le Forum arabe pour l'environnement, le Mécanisme arabe pour l'environnement, la situation environnementale dans l'État de Palestine et dans les pays arabes confrontés à des catastrophes environnementales, la Capitale arabe de l'environnement et le Prix du Conseil. Les participants ont également examiné les thèmes proposés pour la 38e session et la Journée arabe de l'environnement pour les années 2027 et 2028, ainsi que le rapport sur les perspectives environnementales dans la région arabe, l'économie bleue et les cadres de coopération internationale.
Quels défis environnementaux la région arabe doit-elle relever ?
Le ministre yéménite de l'Eau et de l'Environnement, Tawfiq Abdelwahed Al-Sharjabi, qui présidait les travaux, a souligné que cette réunion intervient à un moment où la région arabe fait face à des défis environnementaux et de développement croissants. « Les questions environnementales ne constituent plus un domaine isolé, mais sont devenues un élément essentiel de la sécurité des États, de la stabilité des sociétés et de l'avenir du développement dans la région arabe », a-t-il déclaré dans son allocution d'ouverture.
Il a cité la rareté de l'eau, la sécheresse, la désertification, la perte de biodiversité, la pollution et le changement climatique comme autant de défis ayant des répercussions directes et indirectes sur la sécurité hydrique, le développement, l'économie et la stabilité sociale.
Le Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, chef du département des Affaires économiques, Ali bin Ibrahim Al-Malki, a abondé dans le même sens, soulignant que cette session se tient dans un contexte marqué par l'aggravation des défis environnementaux et climatiques. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l'intégration entre les politiques environnementales et le développement, et de mettre au point des réponses arabes communes. Il a également mis en avant la pertinence du thème de cette session, « Durabilité des pâturages et renforcement de la résilience », qui reflète l'importance des systèmes pastoraux pour l'équilibre environnemental et le soutien aux communautés locales.
Quelles ont été les conclusions de cette session ?
Les travaux ont été marqués par la remise des Prix d'excellence environnementale aux lauréats, en reconnaissance de leurs efforts en matière de protection de l'environnement et de promotion du développement durable dans la région arabe. Cette session ministérielle a été précédée d'une réunion du Comité technique de l'environnement, tenue les 27 et 28 septembre, qui a examiné plusieurs questions prioritaires, notamment l'action arabe face au changement climatique et la situation environnementale dans les pays arabes confrontés à des catastrophes.
Cette réunion a été sanctionnée par l'adoption de plusieurs décisions et recommandations, avec la désignation du Secrétariat général pour assurer le suivi de leur mise en œuvre et la coordination avec les pays arabes et les parties concernées.
La participation du Maroc à cette session réaffirme son rôle actif au sein de la Ligue des États arabes et son engagement constant en faveur d'une coopération arabe renforcée dans le domaine de l'environnement, conformément aux hautes orientations royales.