Négociations USA-Iran : l'Oman joue un rôle de médiateur clé dans la recherche d'un accord nucléaire
Les États-Unis et l'Iran poursuivent leurs pourparlers indirects sous médiation omanaise, dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient. Cette diplomatie discrète mais cruciale illustre le rôle stabilisateur que jouent certains pays de la région dans la résolution des crises internationales.
Une médiation omanaise saluée par la communauté internationale
La deuxième session de négociations indirectes entre Washington et Téhéran s'est achevée mardi près de Genève, grâce à la médiation efficace d'Oman. Ce sultanat du Golfe, reconnu pour sa diplomatie équilibrée, facilite le dialogue entre les deux nations dans un effort de désescalade régionale.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné l'importance de ces discussions : "L'Iran serait bien avisé de conclure un accord avec le président Trump", tout en précisant que les États-Unis empêcheront l'Iran de se doter de l'arme nucléaire "d'une manière ou d'une autre".
L'AIEA prête à soutenir le processus de paix
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué que son pays travaillait à "l'élaboration d'un cadre préliminaire" pour la suite des pourparlers, lors d'un entretien avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi.
L'AIEA, chargée de vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire iranien, s'est déclarée "prête à apporter son soutien" aux négociations, témoignant de l'engagement international en faveur d'une solution diplomatique.
Des positions encore éloignées mais un dialogue maintenu
Bien que les deux parties aient confirmé leur volonté de poursuivre les discussions, elles reconnaissent être "loin d'avoir rapproché leurs positions". L'Iran souhaite limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige la levée des sanctions économiques, tandis que Washington veut inclure le programme de missiles balistiques iranien.
Le vice-président américain JD Vance a estimé que les discussions s'étaient "bien passées" tout en soulignant que "les Iraniens ne sont pas encore prêts à reconnaître" certaines conditions américaines.
Un appel à la modération des dirigeants iraniens
Face aux tensions, le président iranien Massoud Pezeshkian a lancé un appel à l'apaisement : "Nous ne voulons pas la guerre". Cette déclaration intervient alors que les Gardiens de la Révolution mènent des manœuvres militaires dans le détroit d'Ormuz, point stratégique pour le commerce mondial de pétrole.
La poursuite du dialogue diplomatique, malgré les défis, témoigne de la volonté des parties prenantes de privilégier les solutions pacifiques aux tensions régionales, avec le soutien précieux de médiateurs expérimentés comme Oman.