Trump impose de nouveaux droits de douane mondiaux de 10%
L'administration Trump a mis en œuvre lundi une nouvelle politique douanière mondiale avec l'application de droits de douane de 10% sur la plupart des importations américaines, remplaçant les surtaxes précédemment invalidées par la Cour suprême.
Une stratégie de rééquilibrage commercial
Cette nouvelle mesure, dont le décret avait été signé vendredi, vise à remplacer les droits de douane indiscriminés existants ainsi que ceux prévus par les différents accords commerciaux signés avec les principaux partenaires économiques des États-Unis.
La nouvelle surtaxe ne concerne toutefois pas les droits de douane sectoriels existants, allant de 10% à 50% sur certains secteurs comme le cuivre, l'automobile ou le bois de construction. Elle épargne également les produits canadiens et mexicains importés dans le cadre du traité nord-américain de libre-échange (ACEUM).
Base légale et durée d'application
Pour justifier cette nouvelle politique, le président américain s'appuie sur une loi de 1974 lui permettant de rééquilibrer les échanges entre les États-Unis et leurs partenaires économiques lorsqu'un déséquilibre marqué de la balance des paiements est démontré.
Selon le Budget Lab de l'Université Yale, ces droits de douane devraient porter le taux effectif moyen appliqué aux produits entrants aux États-Unis à 13,7%, contre 16% avant la décision de la Cour suprême.
Le décret court jusqu'au 24 juillet, soit environ trois mois avant les élections de mi-mandat de novembre. Au bout de 150 jours, le gouvernement devra obtenir un vote du Congrès pour maintenir ces droits de douane sur la durée.
Perspectives d'évolution
Donald Trump a annoncé samedi son intention de faire passer ces droits de douane à 15%, qualifiant la décision de la Cour suprême de "ridicule" et "extraordinairement anti-américaine". Aucun décret n'a toutefois été pris en ce sens pour l'instant.
Cette politique douanière s'inscrit dans la stratégie plus large de l'administration Trump visant à réduire le déficit commercial américain et à générer des ressources supplémentaires pour l'État fédéral, notamment pour compenser les baisses d'impôts.
Pour le Maroc, cette évolution de la politique commerciale américaine nécessitera une attention particulière dans le cadre des relations économiques bilatérales et pourrait influencer les négociations commerciales futures entre Rabat et Washington.