Investissement : le Maroc, champion d'Afrique de la liberté d'investissement
Le Maroc confirme son statut de locomotive économique continentale. Selon l'Investment Freedom Index 2026, établi par la Heritage Foundation et relayé par The Global Economy, le Royaume se hisse au premier rang africain avec une note historique de 80 sur 100. Cette performance le place à la 17e position mondiale sur 175 pays, à égalité avec des économies européennes comme l'Italie, la Lettonie ou la Hongrie.
Cette progression de cinq points en un an témoigne d'un environnement des affaires assaini, marqué par une stabilité institutionnelle renforcée et une réduction significative de la bureaucratie. Le quotidien L'Economiste souligne dans son édition du 7 septembre que cette réussite reflète la garantie d'une totale liberté pour la circulation internationale des capitaux.
Une modernisation législative au service de l'attractivité
Cette réussite découle directement du vaste chantier de modernisation engagé sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La mise en œuvre de la nouvelle Charte de l'investissement a instauré un arsenal d'incitations financières sectorielles et territoriales, complété par des primes dédiées à la création d'emplois. Parallèlement, l'exécutif a fluidifié l'écosystème entrepreneurial en simplifiant les démarches administratives et en accélérant la délivrance des autorisations.
L'accès au foncier industriel a également été facilité, offrant aux investisseurs un cadre propice au déploiement de leurs projets. Ces avancées structurelles captent des volumes massifs de capitaux étrangers, qui se dirigent principalement vers deux grands piliers : les industries de pointe orientées vers l'exportation, ainsi que le secteur des services et des infrastructures.
L'automobile et l'aéronautique en tête de peloton
La filière automobile, désormais premier poste d'exportation de l'économie nationale devant les phosphates, continue de drainer des investissements d'envergure. L'année 2026 marque un tournant avec l'essor de l'écosystème de l'électromobilité, matérialisé par l'implantation de gigafactories de batteries menées par des acteurs internationaux comme Gotion ou Cobco.
Le secteur aéronautique, fort de la présence des géants mondiaux de la sous-traitance et de la maintenance, confirme également son rôle moteur. À cette dynamique s'ajoutent des transferts de capitaux constants vers la chimie, le textile, l'agro-industrie, la pharmacie et le tourisme, sans oublier les énergies renouvelables où le solaire, l'éolien, l'hydrogène vert et le dessalement de l'eau séduisent de grands fonds souverains et des multinationales.
Un leadership continental salué par les institutions internationales
Cette attractivité financière consolide une armature industrielle déjà reconnue par la Banque africaine de développement, qui a désigné le Maroc comme la première puissance industrielle du continent dans son Indice d'industrialisation. Les analystes attribuent ce leadership à la diversification ciblée des métiers mondiaux, à la valorisation locale des ressources naturelles par des champions nationaux tels que le Groupe OCP, ainsi qu'au déploiement d'infrastructures de premier ordre à l'instar du complexe portuaire Tanger Med, des réseaux autoroutiers et de la ligne ferroviaire à grande vitesse.
Quels défis restent à relever pour le climat des affaires ?
Malgré ces avancées remarquables, les autorités comme les observateurs internationaux s'accordent sur la nécessité de transformer ces acquis en créations nettes et durables d'emplois. L'adéquation entre l'offre de formation et la demande des industries de pointe impose de réformer l'enseignement supérieur et de généraliser les dispositifs qualifiants comme les Cités des Métiers et des Compétences.
L'expérience de l'investisseur pâtit encore de certaines lourdeurs bureaucratiques et d'un manque d'interopérabilité entre les administrations. Le coût de l'énergie non renouvelable demeure également un facteur de pression concurrentiel face aux marchés asiatiques ou d'Europe de l'Est. Ces chantiers, déjà identifiés par les pouvoirs publics, s'inscrivent dans la vision royale d'un Maroc compétitif et résilient, résolument tourné vers l'avenir.