Le Paris Saint-Germain a renversé Strasbourg samedi 17 octobre à la Meinau (3-1), grâce à une entrée décisive d'Ousmane Dembélé, et s'est installé au moins temporairement en tête de la Ligue 1 avec 14 points, à égalité avec Monaco.
Entre deux sommets européens et trois jours après le festival offensif de Manchester City en Ligue des champions (4-2), les Parisiens de Luis Enrique ont enchaîné un quatrième succès consécutif en championnat, alors que tout semblait mal parti en Alsace, selon Le360 Sport.
Un effectif largement remanié, un scénario compliqué
Comme lors de la victoire contre Le Mans le week-end dernier (3-1), Luis Enrique a fait tourner largement son effectif, confirmant l'adage selon lequel il possède une équipe pour le championnat et une autre pour la Ligue des champions. Le technicien espagnol a aligné une ligne défensive totalement remaniée, avec Warren Zaïre-Emery, Illia Zabarnyi, Lucas Hernandez et Lucas Digne.
Privés de l'intensité déployée mercredi soir à Manchester, les Parisiens ont pourtant créé les premières occasions: Akliouche a croisé trop sa frappe (9e) et la tête de Ferran Torres est passée au-dessus du but (11e).
C'est Strasbourg qui a ouvert le score. Lucas Hernandez et Lucas Digne ont été pris en défaut sur l'action: le Français n'est pas monté sur Giovanni Reyna, qui a eu le temps de se retourner pour frapper à ras de terre au premier poteau et tromper Matveï Safonov.
Safonov solide, Kvaratskhelia à l'écart
Le gardien russe du PSG s'est détendu parfaitement sur une tête bien placée de Conrad Harder (50e), avant de bien fermer son premier poteau, réputé être son point faible, sur une nouvelle frappe du Danois (68e). Sans ses arrêts, Paris n'aurait probablement pas ramené les trois points de la Meinau.
Visiblement insatisfait de la prestation de certains joueurs, Luis Enrique a procédé tôt à ses changements (53e) en faisant entrer Vitinha, Désiré Doué et Nuno Mendes, ce dernier sorti ensuite sur blessure en fin de match. A l'heure de jeu, il a fait entrer Ousmane Dembélé à la place de Khvicha Kvaratskhelia, auteur d'un match sans relief et jamais réellement dangereux.
Dembélé, l'homme du match malgré un pénalty manqué
L'international français a tout changé en moins d'une demi-heure. Quelques minutes après son entrée en jeu, Doué a provoqué une main dans la surface strasbourgeoise, mais Dembélé a frappé à côté de son pénalty (72e). C'est le troisième penalty manqué par le PSG en trois matches, avec trois tireurs différents.
Pas de quoi le déstabiliser. Meilleur dans le jeu et plus dangereux, les Parisiens ont égalisé dans la foulée grâce à Illia Zabarnyi, seul devant le but et servi par le Ballon d'Or (1-1, 77e). Moins de dix minutes plus tard, Dembélé a renversé le match d'une frappe à l'entrée de la surface (2-1, 85e), avant de servir Torres pour Désiré Doué dans les arrêts de jeu (90e+3, 3-1).
Entré à la 63e minute, Dembélé termine donc avec une passe décisive, un but, un pénalty manqué et une avant-dernière passe. Il aborde avec confiance le choc européen de mardi contre le FC Barcelone au Parc des Princes.
Luis Enrique avait anticipé un match difficile
Vendredi, en conférence de presse, l'entraîneur espagnol avait prévu les difficultés, s'attendant «à un match difficile, comme ces trois dernières années».
«Ils sont très jeunes, mais ils ont beaucoup de qualités, d'un niveau supérieur à ce que l'on trouve à cet âge, en général. Ils auront une mentalité spéciale contre nous et ce sera très difficile. Mais il y a une motivation, pour nous: si on gagne, on sera dans les trois premiers.»
Luis Enrique, entraîneur du PSG
Le technicien avait aussi évoqué son approche de la saison: «Chaque fois, nous avons un plan sur le court, moyen et long terme.» Le PSG confirme ainsi son retour en championnat après un début de saison cahoteux, tandis que la question des penalties ratés reste un angle mort à corriger avant les échéances européennes.
Strasbourg plonge, Paris regarde plus haut
En face, les Strasbourgeois prolongent leur mauvaise passe avec une troisième défaite de rang après celles contre Paris FC et Nice. Le club alsacien pourra nourrir des regrets au vu du nombre d'occasions créées, mais la jeunesse de l'effectif forme, selon Luis Enrique lui-même, un projet à moyen terme.
Paris prend la tête de la Ligue 1 avec 14 points, à égalité avec Monaco et une longueur devant Lille, qui recevait Brest samedi soir. La hiérarchie du championnat pourrait donc encore évoluer au terme de la journée, mais le message parisien est clair: l'effectif le plus profond de France peut gagner même sans ses titulaires habituels.
Pourquoi ce match compte avant Barcelone
Au-delà du classement, la victoire de la Meinau illustre la gestion fine de Luis Enrique entre les sommets européens. Le coach espagnol a su préserver ses forces tout en remportant un match piège, un exercice dans lequel le PSG échouait souvent par le passé. La profondeur du banc parisien, avec des entrées décisives de Dembélé, Doué et Vitinha, envoie aussi un signal au FC Barcelone avant le duel de mardi au Parc des Princes.
Pour les observateurs du football africain et de ses internationaux, cette rencontre rappelle aussi l'importance des grands rendez-vous continentaux, comme la
