Législatives 2026 : Jamal Karimi Benchekroun, la voix des citoyens de Rabat-Chellah
À l'approche des élections législatives du 23 septembre, la circonscription de Rabat-Chellah s'annonce comme l'un des terrains les plus disputés du Royaume. Dans ce contexte, Jamal Karimi Benchekroun, ancien député et membre du bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS), conduit la liste du parti dans cette circonscription où trois sièges sont en jeu. Son ambition : porter haut la voix des citoyens et répondre à leurs préoccupations concrètes.
Une compétition électorale relevée à Rabat-Chellah
La bataille s'annonce particulièrement serrée pour Jamal Karimi Benchekroun, qui fait face à plusieurs figures politiques de premier plan. Parmi ses concurrents figurent Adib Benbrahim, secrétaire d'État chargé de l'Habitat et candidat du PAM, El Hassan Lachgar, député sortant de l'USFP, ainsi que Alaa Eddine Bahraoui (RNI) et Abdelaziz Derouich (Istiqlal). Le PJD présente Mohamed Tahiri, tandis que l'Alliance de la gauche est représentée par Mohamed Aouni.
Interrogé par nos confrères du360, le candidat du PPS se dit pleinement conscient de la difficulté de la tâche. La circonscription de Rabat-Chellah présente en effet un profil hétérogène, englobant des quartiers populaires comme Mabella, Youssoufia et Takaddoum, mais aussi une partie de Souissi.
L'éducation, priorité absolue du candidat
Au-delà de la compétition électorale, Jamal Karimi Benchekroun place l'éducation au cœur de son programme. Il s'appuie notamment sur les résultats de l'enquête PISA 2025, publiée le 8 septembre par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui révèlent une nouvelle dégradation des acquis des élèves marocains de 15 ans.
Avec 358 points en sciences, 355 en mathématiques et 321 en compréhension de l'écrit, le Maroc demeure en deçà des moyennes de l'OCDE. Plus préoccupant encore, 73,2% des élèves évalués se situent sous le niveau minimal de compétence dans les trois disciplines simultanément.
« Il faut une véritable réforme », estime Jamal Karimi Benchekroun, qui met également en avant le décrochage scolaire et le nombre de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). « Ces chiffres interpellent directement la responsabilité de l'ensemble des acteurs du secteur », affirme-t-il.
Des préoccupations de proximité au cœur de la campagne
Le candidat fait également des questions d'urbanisme l'un des axes majeurs de sa campagne. À Rabat-Chellah, certains habitants s'inquiètent des conséquences que pourraient avoir les documents d'urbanisme sur leurs logements.
« Il faut écouter les habitants, car leurs préoccupations touchent directement à leur vie quotidienne. Certains vivent dans la crainte d'éventuelles démolitions de leurs habitations en raison des dispositions qui pourraient être prévues par le plan d'aménagement », explique-t-il.
Le rôle du député : représenter, légiférer, contrôler
Pour Jamal Karimi Benchekroun, le scrutin du 23 septembre ne saurait se résumer à une simple échéance électorale. « Ce n'est pas une étape passagère. Il s'agit de choisir ceux qui représenteront les citoyens pendant les cinq prochaines années », insiste-t-il.
Le candidat rappelle à cet égard les principales prérogatives constitutionnelles du député : représenter les citoyens, légiférer, contrôler l'action du gouvernement et évaluer les politiques publiques. Il estime également que l'élu doit prendre toute sa part dans la lutte contre la corruption et contre l'utilisation de l'argent à des fins électorales.
« Le député doit être capable de représenter dignement les citoyens, de contrôler l'action du gouvernement, de formuler des propositions et de participer à l'évaluation des politiques publiques. Il doit également contribuer à la lutte contre la corruption et s'opposer à ceux qui exploitent la vulnérabilité et la précarité pour acheter des voix », affirme-t-il.
Une mobilisation sur le terrain
Au terme de l'entretien, Jamal Karimi Benchekroun devait poursuivre sa mobilisation sur le terrain avec des militants et des jeunes du PPS. Le parti prépare notamment une rencontre électorale dimanche à Bab El Had, à Rabat, conçue sous la forme d'une grande halqa, afin d'aller directement à la rencontre des électeurs.
Cette campagne s'inscrit dans un contexte national où les enjeux éducatifs, sociaux et de gouvernance locale sont au cœur des débats. Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, poursuit sa marche vers un développement harmonieux et une démocratie participative renforcée.