Les provinces du Sud du Maroc vivent une transformation économique accélérée, portée par le modèle de développement lancé en 2015 sous l'impulsion du roi Mohammed VI. Selon une revue de presse publiée par www.le360.ma le 29 octobre 2026, les investissements consacrés à ces régions sont passés de 77 milliards à 85 milliards de dirhams, faisant du Sahara marocain un pôle d'attraction international et une porte d'entrée vers les marchés africains.
Cette dynamique s'exprime dans l'agriculture, la pêche, les énergies renouvelables et les infrastructures portuaires et routières. Elle s'inscrit dans l'Initiative Royale Atlantique, qui vise à ouvrir l'accès des pays du Sahel à l'océan Atlantique.
Une vision royale concrétisée depuis 2015
Le modèle de développement des provinces du Sud, lancé par le roi Mohammed VI en 2015, constitue le cadre de cette mutation. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, cité par www.le360.ma dans son numéro spécial Fête de l'Unité du vendredi 30 octobre, rappelle que les investissements massifs sont passés de 77 à 85 milliards de dirhams.
Le budget prévisionnel atteint aujourd'hui 87,5 milliards de dirhams, selon des chiffres relayés par Maroc-Actu, qui souligne que la construction de ports, le déploiement de réseaux routiers modernes et les équipements énergétiques majeurs ont radicalement modifié ces provinces.
Agriculture : produire malgré la rareté de l'eau
Les territoires sahariens relèvent le défi hydrique avec des solutions techniques ambitieuses. Le plan agro-halieutique de la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab s'appuie sur des stations de dessalement de l'eau de mer alimentées par l'énergie éolienne pour irriguer près de cinq mille hectares.
Ces exploitations produisent des cultures à forte valeur ajoutée, notamment des tomates, des cerises et des pastèques destinées à l'exportation mondiale. L'élevage de bétail et la production de lait et de viandes rouges sont également dynamisés par cette approche.
Pêche : industrialisation et souveraineté alimentaire
Le secteur de la pêche maritime bénéficie d'infrastructures modernes et d'une valorisation accrue des richesses halieutiques des côtes atlantiques. L'aquaculture progresse parallèlement à des unités industrielles de congélation, de transformation et de valorisation des produits de la mer, comme la farine et l'huile de poisson.
Cette industrialisation locale crée des milliers d'emplois durables et consolide la souveraineté alimentaire et économique du royaume, relève Al Ahdath Al Maghribia.
Énergies renouvelables : les provinces du Sud en pointe
Dans le domaine énergétique, ces régions s'imposent comme des pionnières de la transition verte. Les centrales solaires et éoliennes de Laâyoune et de Boujdour injectent déjà des centaines de mégawatts dans le réseau national, renforçant la souveraineté énergétique du Maroc.
Ces provinces se positionnent également pour le développement de l'hydrogène vert, profitant d'un rayonnement solaire et éolien quasi permanent et de conditions climatiques idéales.
Infrastructures : relier Tiznit à Dakhla et l'Afrique de l'Ouest
La voie express reliant Tiznit à Dakhla facilite la circulation des personnes et des marchandises et connecte plus étroitement le Maroc à l'Afrique de l'Ouest. Le futur port de Dakhla Atlantique, couplé à la modernisation des ports de Laâyoune et de Boujdour, garantira la fluidité des opérations de commerce direct et d'exportation maritime.
Ces projets s'inscrivent dans l'Initiative Royale Atlantique, qui vise à faciliter l'accès des pays du Sahel à l'océan Atlantique. Le Maroc y affirme son rôle de pont économique et humain entre l'Europe, l'Afrique et le reste du monde.
Un intérêt croissant des investisseurs étrangers
Cette dynamique ne passe pas inaperçue à l'international. Selon allAfrica, les provinces du Sud du Royaume suscitent un vif intérêt auprès des investisseurs néo-aquitains, qui voient dans ces territoires une terre prometteuse d'investissement et un levier pour les relations commerciales bilatérales.
De leur côté, les directeurs des Centres régionaux d'investissement de Laâyoune-Sakia El Hamra, de Dakhla-Oued Ed-Dahab et de Guelmim-Oued Noun ont présenté ces provinces comme des espaces à fort potentiel auprès d'investisseurs français, rapporte La Vie éco.
Quels sont les défis à venir pour les provinces du Sud ?
Comment mesurer le succès du modèle de développement ?
Au-delà des montants investis, l'évaluation doit porter sur les dépenses exécutées, les emplois durables générés et la capacité du tissu économique local à s'intégrer dans les chaînes de valeur, estime Mounir Ferram, cité par Maroc-Actu.
Quel rôle pour l'Initiative Royale Atlantique ?
Elle vise à transformer le Sahara marocain en carrefour commercial mondial en ouvrant l'accès des pays du Sahel à l'Atlantique, améliorant les conditions de vie des populations locales et renforçant le statut du Maroc comme pont économique entre l'Europe et l'Afrique.
Quelles opportunités pour les investisseurs internationaux ?
Les provinces du Sud offrent des perspectives d'accès à de nouveaux marchés, à des infrastructures en développement et à des filières stratégiques liées à la transition énergétique et aux échanges avec l'Afrique, selon Innovant Magazine.
