La Cour d'appel de Casablanca a reporté, jeudi 29 octobre, le procès d'un médecin poursuivi pour la mort de sa fille de quatre ans, défenestrée depuis le quatrième étage d'un appartement du district d'El Fida Mers Sultan. La chambre criminelle a fixé la reprise des audiences au 26 novembre, accédant à la demande de la défense qui sollicitait un délai pour préparer ses plaidoiries.
L'annonce a été faite selon www.le360.ma, qui rapporte les informations du quotidien Assabah dans sa revue de presse du mardi 3 novembre. Cette première séance s'est ouverte dans une atmosphère lourde, marquée par les cris de la mère de la victime, constituée partie civile, et qui rejette toute idée de vengeance ou de différend personnel avec son ex-mari.
Des chefs d'accusation lourds, une enquête accablante
Le procureur général près la Cour d'appel poursuit le médecin pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sur la personne d'une mineure de moins de quinze ans, ainsi que pour consommation de stupéfiants. Les éléments du dossier établissent que l'accusé avait l'habitude de mélanger des médicaments à de l'alcool, un cocktail qui l'aurait plongé dans un état second et lui aurait fait perdre le contrôle de ses actes.
Devant les enquêteurs, le père a affirmé ne plus se souvenir des circonstances exactes du drame. Il a toutefois reconnu avoir amené sa fille à son domicile après que son ex-épouse eut exprimé de vives inquiétudes quant à la garde de l'enfant. Les constatations de la police scientifique ont rapidement contredit ses dénégations : alors que le médecin niait toute agression physique sur la fillette, les enquêteurs ont relevé des taches de sang sur le lit, la literie et l'oreiller de la chambre.
L'enquête conclut que l'accusé a violemment brutalisé sa fille avant de la jeter par la fenêtre. La petite fille est morte sur le coup, succombant à de multiples fractures et contusions réparties sur l'ensemble du corps, en raison de la violence du choc.
Comment les forces de l'ordre ont traité l'affaire
Les services de sécurité du district d'El Fida Mers Sultan se sont mobilisés immédiatement. Les éléments de la police judiciaire ont procédé aux premières constatations sur les lieux, tandis que la protection civile a transféré la dépouille à la morgue pour une autopsie. Le père, suspecté d'infanticide, a été interpellé après s'être retranché dans son appartement, puis placé en garde à vue sous la supervision du parquet compétent.
Ce report de séance, rapporté par Al3omk, vise à permettre à l'ensemble des parties de préparer leurs arguments et de disposer de toutes les garanties d'un procès équitable. Selon Pressbee, la chambre criminelle a entériné ce renvoi lors de la séance du jeudi 29 octobre, une information confirmée par le quotidien Sabah Agadir, qui évoque des détails troublants sur ce qui s'est passé à l'intérieur de l'appartement.
Les craintes d'une mère
Le drame trouve aussi son origine dans la détresse psychologique de la mère de la petite fille. Elle avait confié aux enquêteurs son angoisse et son refus initial de laisser l'enfant seule avec son père, redoutant précisément un drame. Ses craintes se sont malheureusement avérées exactes lorsque l'accusé, après avoir brièvement quitté la pièce pour finir le verre d'alcool qu'il buvait, après avoir ingéré des psychotropes, a commis l'irréparable.
Quelles suites pour le procès ?
La reprise des audiences est prévue le 26 novembre devant la chambre criminelle de la Cour d'appel de Casabca. La défense devra alors présenter ses plaidoiries, tandis que la partie civile attend que la justice établisse l'entière vérité sur la mort de la fillette.
Questions fréquentes
Pourquoi le procès a-t-il été reporté ?
La Cour d'appel de Casablanca a accordé un délai à la défense pour préparer ses plaidoiries, fixant la prochaine audience au 26 novembre.
De quoi le médecin est-il accusé ?
Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur sa fille de quatre ans, ainsi que pour consommation de stupéfiants.
Comment la fillette est-elle morte ?
L'enquête établit qu'elle a été brutalisée puis défenestrée depuis le quatrième étage, la mort étant survenue immédiatement en raison de multiples fractures.
